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Citoyens du monde, Bonsoir

ghecikah

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Bienvenue sur mon blog!! 2007 c'était Montréal (bagel, neige, hockey...), 2008, Libreville (au Gabon, pour les as de la géographie...)!! Grâce à ma formation en Institut d'Etudes Politiques ( à Lyon), j'ai la chance de partir à l'étranger pendant un an, alors quitte à partir, autant que ce soit loin! Promis j'essairai du mieux que je peux de partager avec vous mes découvertes, mes photos (les plus présentables du moins...) mes impressions sur une culture différente, mes clins d'oeil à l'actualité, mes coups de gueules aussi (ben oui, la Jessica des fois elle pète les plombs!!)...Bon Voyage ;)

Thomas Ngijol décrypte les moeurs africaines...

  

Le 1er Mai au Camp de Gaulle

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Le 1er mai, il est une tradition respectée par les Librevillois: se rendre au BRIMA (bataillon d' infanterie de Marine), au Camp de Gaulle, camp français de militaires non loin de l' aéroport Léon Mba. Une foule bigarrée, à majorité constituée de gabonais, à laquelle s' agglutinent, aux abords du camp, les petits vendeurs de sandwichs, bonbons, etc, etc...s' engouffre, sous une chaleur indécente dans le camp.

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En fait, cette journée portes ouvertes ressemble vaguement à une fête foraine, où les enfants sont rois. Il faut dire qu' à Libreville, les distractions sont tellement rares (voire quasi inexistantes...le cinéma le Majestic, le centre culturel français, la plage -et encore...-, m' enfin, c' est surtout pour les grands...et il faut avoir les moyens) que ce jour-là, pour accéder au stand de tir à la carabine, il faut faire la queue pendant bien longtemps!!! Tout est prévu pour les tous petits, manager par des militaires qui pour l'occasion ( lol) se muent en animateurs.

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Exposition du matos, un peu quand même...

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Et des démonstrations aussi: brigades canines (impressionant, j'aimerais pas me faire attraper lol), et saut en parachute ( démo préférée!!!)

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Visite de Lambaréné

Départ le 18 avril, 18h30 de Libreville, en voiture orange fluo avec des parents de mon amie de Lambaréné. Arrivée à 00h30 (après des embouteillages, la récupération d'un passager d'un véhicule qui a crevé en pleine nuit -l'angoisse-, après des heures de musiques traditionnelles plein les oreilles agrémentées des battements d'ailes d'une poule en cage, dans le coffre ouvert, sans avoir pour échappatoire l'observation du paysage -nuit noire-)

01h30, après avoir déposé mon baluchon à l'hôtel Sweitzer ( je vous le déconseille vivement, accueil et hygiène déplorable - merci les cafards c'était sympa-, rapport qualité prix = 0/20...), direction la boîte du coin, le Padouk. Sympa, sans plus. Clientèle majoritaire: + de 30 ans... Danse pratiquée, entres autres, le tchoukoussa..

Le lendemain matin, en ouvrant les rideaux, j'ai enfin vu Lambaréné, s'étendant le long du fleuve Ogooué, colonne vertébrale du Gabon, prenant sa source au Congo et se jetant dans l'Océan Atlantique. Un fleuve immense, une atmosphère plus humide, donc plus étouffante, du vert, rien que du vert... Ça change de Libreville et ça fait du bien...

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Le matin, je visite le petit village d'Atsié, village dont vient l'amie qui m'a accueilli à Lamba.

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La veille, un petit enfant s'est noyé alors qu'il jouait avec ses camarades, et nous avons rencontré la famille, à majorité des femmes, qui attendait, sur les bords du fleuve, que le corps remonte. Les autorités, où sont-elles? Pourquoi les hommes du village ne prennent-ils pas leurs pirogues pour chercher?...

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En route nous croisons la grand mère de mon amie, en plein travail de débroussaillage. En effet, à ce moment-là, nous sommes en pleine campagne électorale pour les municipales. Mon amie et les membres de sa famille soutiennent "Maman Rose", candidate pour la liste au pouvoir - le Parti démocratique Gabonais, 40 ans cette année...- et son slogan c'est en substance "Lutte pour un Lambaréné propre"...Ainsi, à ses frais, Maman Rose fait débroussailler les abords de route et ramasser les monticules d'ordures qui s'amoncellent ça et là dans toute la ville. Du concret, en quelque sorte. Il faut dire que les autorités municipales n'ont pas comme priorité la propreté de la ville... Encore une carence.

J'apprends par ailleurs certains aspects très démocratiques de cette élection qui se prépare... Pour voter, il faut une pièce d'identité (carte d'identité, passeport, permis de conduire). Pour les personnes qui ont attendu le dernier moment pour s'inscrire, il semblerait selon les dires de certains, qu'ils soient inscrits d'office comme ayant voté pour le parti au pouvoir. S'ils se déplacent pour voter, c'est comme si ils avaient voté deux fois, en fin de compte. A l'heure où j'écris ces lignes, les élections ont eu lieu, les résultats ont mis près d'une semaine pour être connu (pour bidouiller, il faut un minimum de temps, soyons sérieux et professionnel...)

Étape Gastronomique au restaurant:

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Sanglier sauce chocolat (ou sauce Odika, préparée à partir d'amandes des fruits du manguier sauvage; le beurre d'Odika, une sorte de chocolat huileux, permet de préparer un condiment très apprécié des gabonais, utilisé comme sauce principalement pour le poisson -rien à voir avec le chocolat que l'on connaît donc, je préfère préciser lol-), poisson sauce chocolat, agrémentés de bananes jaunes cuites à la vapeur (rien à voir avec les bananes sucrées que l'on connaît...) et de riz.

L'après midi, je joue enfin les touristes! Je visite l'Hôpital du célèbre Albert Schweitzer, qui a contribué à faire connaître mondialement Lambaréné, en son temps, et qui a été source d'inspiration pour un film nommé "le Grand Blanc de Lambaréné" .

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Né en 1875 en Alsace Lorraine, région allemande à l'époque, il grandit dans une famille de pasteur. Il obtiendra un doctorat en philosophie religieuse, pour entrer dans les pas de son père. Mais, son esprit libéral et ses idées politiques et religieuses le mettent en porte-à-faux avec les pasteurs conservateurs de son entourage.

Il épouse Hélène Bresslau, de famille juive.

A l'âge de 30 ans, animé par un grand principe, "le respect de la vie", principe auquel il restera fidèle jusqu'à sa mort, il répond à un appel de la société des missions évangéliques de Paris qui cherche des médecins volontaires. Il mène tardivement des études de médecine et part au Gabon, à Lambaréné, où il fonde son premier hôpital de brousse, en 1913. Arrêté en 1917 par l'armée française, il revient en 1924, après être devenu français. Il reconstruit son hôpital,et garde un site proche des rives de l'Ogooué, afin de permettre aux habitants des villages environnants de venir se faire soigner facilement, par voie fluviale.

En 1952, Albert Schweitzer reçoit le prix Nobel de la paix.

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Il meurt en 1965 et repose au cimetière de l'hôpital.

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20 avril. Lambaréné est une ville située dans une région lacustre, il y'a beaucoup de lacs.

Ainsi, cette matinée là a été consacrée à une ballade en pirogue, en compagnie de mon amie. Ballade sur une partie de l'Oggoué, avec Bambinou le Piroguier, nous faisons escale sur plusieurs petites îles. C'était sublime. Grands espaces, grandes étendues d'eau, végétation luxuriante... Nous n'avons pas vu beaucoup d'animaux, à part des petits oiseaux. Normal, ils sortent tôt le matin.

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Question pratique, il faut réserver la pirogue à l'hôtel Ogooué Palace (ballade à 45 000 francs CFA pour aller jusqu'au Lac Zilé, passer devant l'hôpital Schweitzer et sous le pont des chauves souris), mais il a fallut prévoir un petit supplément "informel" pour le piroguier...(près de 30 000 quand même...?). Ici, ça marche comme ça. Et ce n'est pas la peine d'espérer partir avant 10h du matin... Prévoyez casquette, lunettes de soleil et crème solaire, ça tape bien fort...(j'ai enfin bronzé! On va peut être cesser de m'appeler la "White" maintenant)

 

 

Départ le 20 avril, 13h de Lambaréné en clando (taxi informel). En route, je vois précisément où passe l'équateur.

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Mais impossible de s'arrêter, le chauffeur et les autres passagers étaient trop pressés pour cela malheureusement...

 

Bol d'air et bain de soleil garanti... Chouette séjour!

Toutes les photos à suivre très prochainement!! 

Lutte contre le Sida: tous les moyens sont bons!

Peintures murales pour éveiller les consciences sur la nécessité de se protéger du sida. Ces peintures sont disséminées un peu partout dans tout Libreville.

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Les transports à Libreville

Libreville est la plus grande ville du pays, elle compte près de 500 000 habitants, et, on dirait qu'elle compte autant de voitures... Surtout des 4X4 et... des taxis, une institution, qui font offices de transports en commun. Ici, l'embouteillage est une institution qui règla la vie des Librevillois et il faut dire aussi que la conduite ici est anarchique à souhait...La route appartient à tout le monde, tout le monde s'arrête n'importe quand, n'importe où...
 

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En fait, il existe une compagnie de bus, la SOTEGA. Mais, il faut dire qu'il y a très peu de lignes, très peu de bus, qui sont très peu fréquents, comparé à ce que l'on peut trouver dans les villes occidentales. Ils ont quand même le mérite d'exister, bien qu'ils soient tout le temps bondés (et non climatisés... imaginez un peu...).
 

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Les taxis ont des voitures reconnaissables, comme vous pouvez voir sur la photo. Certains sont blancs et violets, venant d'une commune de Libreville qui s'appelle OWENDO, là que se trouve le grand port commercial de Libreville.

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taxis collectifs

Les taxis se prennent n'importe où, il suffit de se placer au bord du trottoir et de lever le doigt (on peut même faire un mouvement de la main indiquant, si on se trouve à un carrefour, dans quelle direction on veut aller). Le taxi ralentit alors à notre portée et là, par la fenêtre on lui dit le prix qu'on est prêt à donner pour aller dans tel quartier. Ah oui, petit détail qui a son importance, les rues ici, mis à part des grands axes, n'ont pas de nom... Pratique... non? Alors en fait, on peut désigner des noms de quartiers, des emplacements aussi qui sont devenus avec la coutume, des lieux de  dépôt et de prise  de clients, comme par exemple des grands carrefours ou des grands feux rouges.
 
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file d'attente pour commander un taxi                                                                                             
Quelques noms de quartiers sympas:
Lalala
Tahiti
London
Toulon (?)
Louis
Glass
Dakar
Petit Paris
Venez Voir
Derrière l'Hôpital
Derrière la Prison
Nombakélé
Likouala
Akébé ville
etc.
 
Mais comment fait le facteur?? En fait  il n'y en a pas, pas de numéro attribué aux maisons (ce serait de toute façon trop compliqué vu que beaucoup de logements sont construits illégalement et de manière anarchique), pas de nom de rue non plus, donc pas de boîte aux lettres perso, ici a été mis en place un système de boîtes postales. Tout le monde a sa boîte postale à la Poste, même le Président (enfin, je crois...). Il faut payer un abonnement, et puis voilà. Et franchement, tant mieux parce que le relief de Libreville est si accidenté et les routes sont si tortueuses et si mauvaises que le pauvre facteur  à vélo serait vite découragé... Eh oui, l'argent de l'État ne semble pas être mis à la réfection des routes, c'est vraiment scandaleux par endroit.
 
IMG_3007  La Montée Louis (voyez l'état de la chaussée, dans toute la ville c'est comme ça) IMG_2600IMG_2869IMG_2870
Alors quand vous montez dans un taxi (ils sont généralement dans un état de délabrement très avancé, on se demande même parfois comment cela se fait-il qu'ils roulent encore...) qui roulent dans les énormes nids de poules, votre colonne vertébrale vous dit un grand merci.
L'inconvénient des taxis c'est qu'ils prennent plusieurs clients en même temps et qu'ils font leur parcours un peu comme ils veulent. Donc, si vous êtes pressés, priez pour que le taximan ne fasse pas trop de détours... Il faut aussi dire que parfois, il est obligé d'en faire, à cause des embouteillages monstrueux qu'il y a à Libreville, surtout sur le Bord de Mer et dans le quartier Nzeng Ayong.  Libreville a été construite de manière anarchique, sans de véritable plan urbain, alors mis à part les grands axes, les routes sont faites dans tous les sens, se sont parfois juste des pistes de terres rouges... Le schéma routier n'est pas adapté du tout... D'où les problèmes  de congestion mais aussi de pollution. Ici, les vieux taxis mais aussi les taxis co (des espèces de mini bus) dégagent de leur pot d'échappement des espèces de fumée noirâtre, à faire pâlir de rage un membre de greenpeace...
 
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L'autre inconvénient des taxis est que on peut se faire voler à son bord. Des gens, parfois complices avec le taximan, montent à bord, menacent le client, souvent une femme, et prennent son sac. On peut également arracher le portable ou le sac, alors que l'on descend du taxi donc, toujours penser à bien enrouler comme on peut la lanière du sac autour du poignet. Le taxi lui même peut faire des stratagèmes pour piquer le portable mais heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. Je touche du bois, je n'ai jamais eu de problèmes.
 
Prendre le taxi est un bon moyen de découvrir la ville et, si on discute avec le taxi, on peut apprendre des choses intéressantes (mais pas toujours lol...). La plupart des taximen, il me semble, ne sont pas gabonais... Les gabonais sont plus aptes au fonctionnariat j'ai l'impression...

 

La condition féminine au Gabon

La société gabonaise est traversée, en ce début de 21eme siècle par deux courants contradictoires, surtout dans les grandes villes du pays (je ne sais pas trop comment ça se passe dans les villages). D'une part, elle est emprunte de traditionalisme, mais d'autre  part, pointe une occidentalisation croissante des moeurs et cela se ressent également au niveau de la condition des femmes au Gabon, qu'elles soient gabonaise, camerounaises, ou autres (la situation économique du Gabon, comparée à celle des pays voisins, est très attirante, donc il y a diverses nationalités).
 
Dans la tradition ici, la femme est soumise (je me place du point de vue européen... ça sonne ethnocentrique mais bon, on fait comme on peut avec ce qu'on a, lol). En regardant une émission débat sur la RTG (radio télévision Gabon ), j'ai entendu dire qu'il n'y a pas si longtemps, au village, la femme n'avait ni la liberté de mouvement, ni celle de la parole et pouvait également se faire battre. Son rôle était d'effectuer les travaux champêtres et de tenir le foyer (s'occuper des enfants et faire la cuisine, qui ici, met des heures et des heures, quelle patience...).
 
Avec la colonisation, puis la néo colonisation, après l'indépendance, les moeurs occidentales en la matière se sont peu à peu  infiltrés dans la société gabonaise si bien que des émissions débats houleuses s'organisent autour du fait de savoir si l'émancipation des femmes est une bonne chose ou non. Les femmes travaillent à présent, ont leur salaire. Cette nouvelle charge s'harmonise plus ou moins bien avec le fait qu'il faille savoir prendre du temps pour, par exemple, accueillir comme il se doit la famille, institution centrale et incontournable, voire imposante...
 
Des hommes s'offusquent en voyant certains de leurs congénères aider leur femme aux tâches ménagères. Certaines femmes même trouvent scandaleux que d'autres femmes veuillent partager les tâches avec leur mari ou leur fassent faire ce qu'elles veulent (au moyen de sorcellerie, d'envoûtement, selon elles...). D'ailleurs, c'est avec étonnement que j'ai constaté que certaines femmes sont les premières à blâmer la Femme en général, qui serait à l'origine de tous les maux sur Terre, tel l'a été Ève...
En effet, j'ai remarqué qu'ici, les femmes de bonne vie sont très pieuses, ramènent souvent tout à Dieu, parlent de lui tout le temps... Au Gabon, les églises évangélistes (peuplés de "fous de Dieu") pullulent dans tous les quartiers et ont un franc succès, succès auquel les femmes concourent largement.
 
Si jamais une femme veut quitter son foyer, refaire sa vie ailleurs, la tradition exige qu'elle laisse ses enfants au mari ou à la famille du mari. Le modèle famille recomposée n'est pas encore à la mode...
 
Malgré le fait que l'épidémie de sida sévisse ici (dans une moindre mesure cependant qu'ailleurs dans le continent, message de l'Eglise aidant, peut être...), d'après les médecins et les sociologues, les femmes ont du mal à imposer à leur partenaire l'usage du préservatif. Elles sont encore très soumises, selon eux, à ce niveau, se pliant même depuis peu à des pratiques nouvelles...
 
 
 
 
 
Autre fait important: la polygamie est légale.  D'après ce que j'ai compris, de moins en moins de femmes acceptent cela... Quand bien même le mari n'aurait qu'une femme, il n'est pas rare, loin de là, que ce dernier n'entretienne pas une ou plusieurs "petites" (jeunes femmes en argot gabonais).  Ces hommes là sont affectueusement appelés les "vieux crocodiles". Ils sévissent n'importe où, distribuent des cartes de visites à volonté, arrêtent leur 4X4 rutilante au bord des routes pour proposer à une demoiselle de monter (hélas,trois fois hélas c'est du vécu lol).  Certaines le font, y trouvant un moyen facile de se faire de l'argent, la vie n'est pas facile, mais bon...
 
Il y a également la catégorie des Tué-Tué, équivalent des prostitués. Mais ici, elles ont l'air jeunes... et normales, comme des étudiantes ordinaires quoi... Elles ne font pas le trottoir, se contentent de marcher dans la rue, ou bien, elles côtoient les maquis (bars de plein air avec des écrans géants et de la bonne musique). Il semble que les hommes (y compris les militaires français, assez nombreux il faut dire...) aient un 6eme sens pour les repérer...
 
D'autres jeunes femmes, voire même des femmes, se servent de la technologie pour harponner du gros poisson. J'ai déjà vu dans mon cyber café des femmes discuter sur msn avec la webcam allumée, avec des blancs d'un âge certain (ou d'un certain âge, c'est selon...), basés en France je suppose. Ce qui se passe après, je ne saurais le dire, mais j'ai ma petite idée quand je vois dans la rue un vieux blanc avec une femme africaine, plus souvent jeune que âgée d'ailleurs, avec un bébé métissé. Seconde jeunesse sous les tropiques quoi...
Et l'amour, dans tout ça...?

...Quelques mots sur l'Histoire du Gabon...

La Préhistoire.
La découverte de vestiges datant du Paléolithique et du Néolithique a révélé une occupation très ancienne du territoire de l'actuel Gabon, alors qu'il était couramment admis, jusque dans les années 1960, que les forêts n'avaient pas été pénétrées. Les historiens s'accordent à penser que les premiers habitants ont disparu, sans que l'on puisse identifier à quels peuples ils appartenaient. 5000 ans avant J.-C., les Pygmées arrivent au Gabon par le nord, probablement chassés par la désertification du Sahara et s'installent au coeur de la forêt équatoriale. Ces petits hommes sont reconnus actuellement comme le peuple le plus ancien du territoire.
 
Les premiers flux migratoires (du Ier au Xeme siècle apr. J.-C.).
Le Gabon accueille un flux migratoire de nombreuses ethnies en provenance du Cameroun, au nord, et du Congo, au sud. Par exemple, le peuple bantou , qui imposera sa culture et sa langue aux autres populations noires qu'ils rencontrent.
Les migrations internes (du XIIIeme au XVIIeme).
Les Myéné, peuplant également le Gabon, divisés en sous-groupes, migrent de l'estuaire vers l'intérieur du pays. Les peuples de l'ouest ( Mpongwé, Orungou et Galoa), sont établis dans le pays. Ceux du sud-ouest, dont les Punu, viennent du Congo, ceux du sud-est (Nzabi, Tégué) sont liés aux Batéké de Brazzaville.
 
La découverte du Gabon par les européens.
Pendant cette période, les Portugais débarquent au Gabon et le baptise "Gabao" (caban en portugais). Vers 1650, ils vont se livrer à la traite négrière (afin de faire fructifier leur empire en Amérique du Sud). En 1515, les français commencent à arriver au Gabon et sont les premiers à s'installer de manière permanente. Ces derniers, ainsi que les hollandais et les anglais, font la traite, et la pratique se généralise en 1700.
Ainsi débute une période de commerce où les chefs des villages côtiers participent, en les vendant, à la déportation des individus appartenant à des peuples de l'intérieur. Ce fut une période faste pour les ethnies côtières, comme les Mpongwé, les Orungu et les Vili du Loango, port à partir duquel partaient les bateaux négriers.
Lors du congrès de Vienne en 1815, il est décidé d'abolir la traite des esclaves, sur une partie du territoire. Mais comme le commerce du caoutchouc, de l'huile de palme, de l'ivoire et des bois précieux ne parvient pas à compenser la perte de cette manne économique, une traite interlope est mise en place.
 
L'installation des européens.
Deux traités, en 1839 et 1843, furent signés entre les deux chefs mpongwé de la région de l'Estuaire, le roi Denis et le roi Louis, avec le futur amiral Bouet-Willaumez prévoyant la jouissance de terres cédés aux français en échange de la protection qu'ils assurent aux deux rois ( situation toujours d'actualité d'ailleurs, même si les personnages ont changé...).
D'autres accords avec les rois des villages de la rive droite, Glass, Kringer, Quaben et donc c'est ainsi que la France  étend progressivement son influence sur le Gabon, influence des plus prégnantes aujourd'hui (bien que concurrencée par les Libanais, entre autres...).   L'Angleterre et la France, lors de la traite interlope, sont chargées de la réprimer. A ce titre, en 1846, le négrier brésilien l'Elizia est intercepté par la Marine française au large de Loango. Les esclaves libérés seront débarqués sur la rive droite de l'estuaire et formeront la "commune de Libreville", fondée en 1850 au milieu des villages mpongwé.
 
La dernière grande migration interne.
Au XIXe siècle, les Fang pénètrent sur le territoire, en provenance du Cameroun. Leur établissement s'est fait dans le conflit. Diverses explorations seront menées, notamment par Paul du Chaillu, Savorgnan de Brazza (chargé d'étendre les droits de la France dans la région, chapardée également par le roi de Belgique). Natif italien, naturalisé français, il explorera la rive droite du fleuve Congo, ouvrant la voie à la colonisation française en Afrique équatoriale. Son approche pacifique des Africains vont faire de Brazza une figure d'exception (un homme fervent défenseur de la condition indigène), parmi ses contemporains, qui exploraient l'Afrique, souvent dans la violence, au nom des grandes puissances coloniales.

source principale: le petit futé Gabon et Sao Tomé.
 
 
 

Mais qui est OBO ??

 Petit vidéo introductive:

A l'occasion du sommet France-Afrique en février 2007, l'envoyé spécial de France 2, Thierry Thuillier, a rencontré Omar Bongo.

 
Interview intégrale d'Omar Bongo
envoyé par wanzea

 

Portrait:

Omar Bongo Ondimba, 71 ans, réélu pour sept ans avec 79,21% des voix lors de la présidentielle fin 2005 au Gabon, fut le plus jeune chef d'Etat d'Afrique à son arrivée au pouvoir en 1967, avant d'en devenir le doyen.

Au sein d'une Afrique centrale agitée, M. Bongo, né le 30 décembre 1935 dans  une famille de paysans du pays Batéké, dans le sud-est du pays, se veut  l'incarnation de la stabilité et le garant de la paix au Gabon.

Rien ne prédestinait pourtant Albert-Bernard Bongo - qui deviendra el-Hadj Omar Bongo après sa conversion à l'islam en 1973, puis ajoutera Ondimba, le nom de son père, à son patronyme en 2003 - à cette fulgurante carrière politique.

Après des études secondaires à Brazzaville, alors capitale de l'Afrique équatoriale française (AEF), il entre dans la fonction publique. A son retour du  service national, il est remarqué par le premier président du Gabon, Léon Mba,  qui en fait à 27 ans son directeur de cabinet.

Il entre au gouvernement en 1965, accède la vice-présidence en 1967 avant  que le décès de Léon Mba, malade, le propulse à la présidence le 28 novembre de  la même année. Il a alors 32 ans et va s'employer à asseoir son pouvoir.

Dès 1968, il instaure le régime du parti unique et crée le Parti  démocratique gabonais (PDG). Seul candidat, il est élu président en 1973, 1979  et 1986 avec des scores proches de 99%.

Issu d'une ethnie très minoritaire, il dirige le pays sans tolérer aucune  opposition, mais prend soin d'associer au pouvoir toutes les communautés,  répartissant les responsabilités gouvernementales ou administratives selon des  équilibres ethniques et régionaux subtilement dosés.

Omar Bongo devient l'un des relais privilégiés des réseaux "françafricains"  dont il reste aujourd'hui l'ultime "dinosaure" encore au pouvoir en Afrique. ans les années 70 et 80, l'or noir coule à flots, lui permettant de transformer son petit pays en "émirat pétrolier". Le pays se modernise  spectaculairement, Libreville se hérisse de hauts immeubles et devient un  carrefour diplomatique.

De petite taille, le visage barré d'une moustache et le regard perçant  souvent dissimulé derrière des lunettes noires, Omar Bongo est un homme de clan qui a placé des parents et des proches aux postes-clés. Il est décrit comme autoritaire et omnipotent par ses détracteurs, qui lui reconnaissent toutefois d'indiscutables talents de tacticien. Il en fera notamment la preuve au début des années 90 quand, sur fond de  crise sociale et de contestation politique, la rue menace par deux fois  d'emporter son pouvoir.

En 1990, face à la fronde populaire qui agite le Gabon à l'instar d'autres  pays africains, il instaure le multipartisme à l'issue d'une Conférence  nationale, ce qui n'empêche pas le PDG de conserver la même année la majorité  absolue au Parlement. a victoire contestée au premier tour de la première présidentielle  pluraliste de 1993 avec 51,07% des voix déclenche de nouvelles violences. En  signant les accords de Paris quelques mois plus tard, il fait entrer pour la  première fois l'opposition dans le gouvernement, tout en s'ingéniant à  l'affaiblir et la diviser. Omar Bongo remporte encore l'élection en 1998, pour un septennat, avec  66,88% des voix au premier tour, sur fond de nouvelles accusations de fraudes de  l'opposition, qui cette fois est incapable de mobiliser. Sa réélection en 2005 a fait l'objet des mêmes accusations de l'opposition.

En distribuant avantages et privilèges, Omar Bongo a réussi à rallier dans  son camp jusqu'à ses plus anciens et virulents contempteurs. L'évocation de sa succession reste taboue au Gabon, où nombre d'observateurs  et d'habitants se sont faits à l'idée qu'Omar Bongo resterait "président à vie". Omar Bongo a d'ores et déjà annoncé son intention d'être à nouveau candidat à la présidentielle en 2012.

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Déclaration du gouvernement gabonais

Le lundi 03 mars 2008, la chaîne de télévision publique française France 2, relayée par les autres chaînes publiques de télévision françaises que sont France 3 et TV5, a diffusé un document présentant des résidences immobilières qui seraient la propriété du président Omar Bongo Ondimba.

Dans ce reportage des passants et des personnes du voisinage ont été interrogées pour attester de l'appartenance de ces biens immobiliers au chef de l’Etat gabonais.

Ce reportage des télévisions du service public français fait suite à l'expulsion du territoire français de 3 compatriotes séjournant en France pour des raisons d études.

Expulsions se déroulant dans des conditions humiliantes sans que les autorités gabonaises à Paris, c'est-à-dire l’ambassade et le consulat général, ne soient informés comme le stipule la convention franco gabonaise sur l'entrée et le séjour des personnes, toujours en vigueur.

En 2007, le gouvernement avait déjà marqué son indignation devant l'ouverture d'une enquête préliminaire parle parquet à la suite d'une plainte, déposée contre le président Omar Bongo Ondimba par certaines associations, pour possession de biens immobiliers en France.

Alors que l'affaire avait été classée sans suite par une décision de justice, le gouvernement gabonais trouve étrange que les médias publics français la montent à nouveau en épingle.

Cette violation flagrante du principe du respect de l’autorité de la chose jugée et d'une décision d u Parquet, amène le gouvernement à s’interroger sur les motivations réelles des auteurs de ce qui s apparente de plus en plus à une cabale et un complot contre le Gabon et son président.

En autorisant la diffusion par les chaînes publiques de reportages divulguant l'adresse privée du président de la République gabonaise en France, mettant ainsi en danger son intégrité physique ainsi que celle de sa famille, les autorités françaises ont manqué à leurs obligations de protection d'un chef d État en exercice.

Le gouvernement gabonais respectueux des liens séculaires qui unissent la France et le Gabon, tient à exprimer sa désapprobation la plus totale et à condamner avec fermeté ce traitement injustifiable.

Les relations internationales imposent aux États le respect des conventions qui les lient.

Concernant l'entrée et le séjour des citoyens français au Gabon, le gouvernement s'en tient à la convention franco-gabonaise de 2002, actualisée par les dispositions pertinentes de la convention signée en 2007. Dans cet esprit, les autorités gabonaises ont souvent permis, allant en cela au-delà des clauses écrites, à de nombreux Français de se faire établir des visas de séjour à l'aéroport de Libreville. A l'opposé, la délivrance des visas aux citoyens gabonais par le consulat de France, demeure assujettie à des conditions bien plus contraignantes.

Le gouvernement gabonais, face à l'attitude des autorités françaises à l'endroit des citoyens gabonais résidant en France, entend désormais appliquer la réciprocité à l'égard des Français résidant au Gabon ou souhaitant y séjourner.

Le gouvernement prend acte de tous les faits posés aujourd'hui en France et qui sont de nature à porter atteinte à l'image du Gabon, à la dignité de ses citoyens et du chef de l'État, ainsi qu'aux relations franco -gabonaises. Il entend désormais apporter la réponse de fermeté et de responsabilité à ce qui s'apparente à un harcèlement, à une volonté d'humiliation, et en définitive de déstabilisation.

Nous mettons en garde contre les conséquences que pourraient entraîner les comportements irresponsables dénoncés ci-dessus des médias et de certains hommes politiques français en quête de popularité.

Aussi, nous invitons les Gabonaises et les Gabonais à continuer à faire preuve de responsabilité et de pondération en évitant de tomber dans le piège qui leur est ainsi tendu.

Fait à Libreville, le 05 mars 2008.

 

Relations Tendues entre la France et le Gabon

Tout a commencé par l'expulsion de deux étudiants gabonais du territoire français, lundi dernier. Le lendemain, dans le JT de 20h de France2, un dossier entier est consacré aux avoirs des présidents africains, à la tête d'États pétroliers en France et plus particulièrement, les avoirs du président actuel du Gabon, Omar Bongo Ondimba (OBO).  Images...

 
CorruptionAfrique
envoyé par Titophe

 

Ces deux évènements coup sur coup ont produit une véritable levée de boucliers au pays de OBO, en effet, le mercredi déjà, deux français étaient expulsés (l'information n'est pas ébruitée, mais tout le monde est courant...).

Déjà, il faut préciser plusieurs points afin de comprendre le problème, qui en fait, est un problème dans la réciprocité concernant l'application des conditions d'entrée des français au Gabon et des gabonais en France.

Une convention bilatérale a été signée en 2002 et prévoit donc des conditions d'entrée. Toutefois, il faut dire que les conditions d'entrée des gabonais en France sont bien plus contraignantes. Je vous épargne les détails, ça donne mal au crâne, mais pour les curieux, allez voir la liste invraissemblable et interminable des pièces à fournir par le gabonais qui veut entrer en France: http://www.ambafrance-ga.org/spip.php?article285. J'aurais eu la même liste à fournir pour venir au Gabon, je crois que j'aurais baissé les bras...

Les français pouvaient entrer sur le territoire gabonais sans visa. Il existe d'ailleurs à l'aéroport Léon Mba un service administratif tenu par les officiers français (imaginez la situation inverse à Roissy...) où les français peuvent faire leur visa [information bonne à savoir: il y a un fort contingent de militaire français ici, un Etat dans l'Etat...au camp de Gaulle principalement].

Une forte proportion de français résidant au Gabon ne sont pas en situation régulière. Mais les autorités gabonaises ferment les yeux (ils font quand même marcher le pays... surtout Total lol) préférant s'acharner sur les autres "clandestins", en provenance d'Afrique Noire (paradoxalement, eux aussi ils font marcher le pays, mais ce n'est pas très grave)...

Donc, il semblerait que la situation soit en passe de changer. Le président Sarkozy (quel homme...) souhaitait la rupture, il se peut qu'il l'obtienne, mais pas forcément sous la forme qu'il espérait... En tout cas, cette situation intervient alors que des pourparlers avaient été engagés en début d'année, pour mettre en place des conditions d'entrée plus souples.

Lorsque l'on écoute le commentaire de certains gabonais, certains espèrent vraiment que le gouvernement va mettre en oeuvre les politiques d'expulsion massive. D'autres estiment qu'il ne s'agit là que d'un évènement, bien que grave, plutôt passager , qui retombera dans l'oubli aussi vite qu'il aura émergé dans l'actualité. Il faut admettre que l'influence des français ici est des plus prégnantes. On voit mal le gouvernement gabonais, et plus précisément, le Président de la République du Gabon cautionner l'idée même de mettre des français dans un charter, sachant que c'est en partie grâce au soutien indéfectible de la France qu'il se maintient au pouvoir, et ce, depuis près de 40 ans. OBO est aussi un grand allié de la France dans la Françafrique... Dans le prochain billet, je vous communique la déclaration du gouvernement gabonais suite à la diffusion du reportage de France2 et l'expulsion des 3 gabonais.

 

PS: bon maintenant je vais de ce pas renouveler mon visa de 1 mois, il paraît que, subitement, une foule pas possible de français expatriés a investi les bureaux du ministère de l'Intérieur pour mettre en règle ses papiers....

...no comment...

Représentations diverses du président de la République gabonaise, dans toute la ville...et même ailleurs...

 

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mariage coutumier

Le mariage coutumier au Gabon est une institution d'une telle importance, qu'il doit nécessairement être fait avant tout mariage civil et que, si par malheur, cet ordre n'est pas respecté, les jeunes mariés peuvent encourir l'opprobre des familles dans le pire des cas (en tout cas, c'est très mal vu de ne pas organiser son mariage selon la coutume)...

La semaine dernière , j'ai assisté à un mariage coutumier, unissant une Myéné à un Punu. Le processus est long et codifié selon des règles précises, transmises de génération en génération (mais la famille du marié semblait les avoir un peu oublié). Récit.

La cérémonie se déroule chez la famille de la future mariée, en l'absence des deux futurs époux qui sont cachés. La famille et les amis de la future mariée portent tous le même pagne (peu importe la forme, du moment que c'est le même tissu...), les proches du futur marié, un autre pagne. Les deux camps sont placés face à face, au milieu, de la place est prévue pour pouvoir poser les offrandes de la famille du futur marié pour la famille de la future mariée.

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La cérémonie s'organise autour des joutes oratoires, en fait, des pourparlers, émaillés d'expressions très colorées et subtiles, des deux représentants des deux familles, qui ne peuvent être que des hommes (si une femme veut donner son avis, elle doit le communiquer à l'homme, discrètement). La famille du futur marié est en position de demandeuse, si elle ne respecte pas la procédure, elle paye des pénalités (des ofrrandes plus de l'argent). En fait, elle demande la main de la jeune femme. Ainsi, elle doit se présenter (présenter le clan, les ancêtres, dire d'où elle vient...). Au départ, la cérémonie était dans une langue qui ne me disait rien, mais après, ils ont parlé en français, heureusement parce que sinon j'aurais pas pu rire avec eux...

Comme je disais, la cérémonie respecte un protocole qui est constitué de plusieurs étapes: (mots myéné)

Ironda : la situation "clandestine" des deux futurs époux qui se côtoient de manière informelle

Ouzoumino: de cette situation précédente, on passe aux fiançailles

Djomba: le mariage à proprement parler.

A chaque fois que la cérémonie franchit une nouvelle étape, la famille du jeune homme doit faire une offrande à la hauteur de l'estime qu'il porte envers la jeune femme. Les familles respectives peuvent se retirer pour discuter, s'il y a polémique et désaccord entre les membres de la famille.

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Dans les premières étapes, les offrandes sont de l'alcool avec pour bouchons qui sont en fait des billets de francs CFA, que la famille de la future mariée se partagera plus tard.

Avant l'étape crucial où la famille de la jeune femme accepte finalement la demande de la famille du jeune homme, cette dernière donne des cadeaux symboliques qui font étrangement penser aux produits que les négriers blancs donnaient aux esclavagistes africains contre des esclaves:

sac de sel

hache, couteaux, lime

moustiquaire

lampes à pétrole

plomb (qui remplace l'enclume, censée peser et sceller le mariage)

+ boissons, argent, pagnes, etc.

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l'ensemble des cadeaux

Dès lors que la famille de la jeune femme accepte, la jeune femme sort de sa cachette et rejoint sa famille, de même pour le jeune homme. A ce moment, l'orateur du clan de la jeune fille lui demande si elle est d'accord pour épouser le jeune homme et si c'est le cas, le mariage est conclu et les deux camps expriment leur joie en dansant, en chantant, etc. Enfin, la jeune mariée rejoint le camp de son mari et s'assoit devant son beau père, qui devient son père.

 

Puis, place à la fête!! Et surtout, place au buffet!!! lol

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       la  mariée vue de dos; la fête après la cérémonie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rencontre avec le Premier Ministre du Gabon

 
 imagesAh mais si si, c'est vrai! Mon maître de stage est un parent du Premier Ministre, M. Jean Eyéghé Ndong,  et fait parti d'un club de réflexion qui conseille ce dernier, alors, lors d'un repas à l'occasion de la nouvelle année, j'ai été invité, j'ai pu faire sa connaissance. Quelqu'un de humble, à l'écoute de ces conseillers. Un jour peut être, il sera président de la République du Gabon, qui sait...
 
 
 
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